EDITION 2020

Tremplin à Paris pour les artistes émergents, ZOA, Zone d’Occupation Artistique, festival de danse contemporaine et de performances, a lieu cette année du 20 octobre au 10 novembre. Ouvert aux formes hybrides, attentif à la dimension humaine, ZOA sillonne en 2020 entre L’Etoile du Nord (18e), le Point Ephémère (10e), le 100ecs (12e) et Le Regard du Cygne (20e).

En cette période difficile pour les artistes, ZOA offre plus que jamais la liberté de prendre des risques, de créer sans tabous, loin de la contrainte du formatage et du poids des stéréotypes. ZOA dépayse par surprise et instille une indispensable respiration.

« Ambivalences, 9ème édition » vibre sous la tension de dualités, d’ambiguïtés.
Creuset curieux, la manifestation donne à voir six pièces principalement explorées par des femmes. Un homme se joint à la programmation, dans une performance où l’absence de corps défie le spectacle vivant. Une performeuse tente de conjurer la mort, non sans humour. Trois femmes inventent une contemporaine Cueca, cette danse chilienne longue d’histoire, de rituels et de tiraillements politiques. Et deux femmes désagrègent, au rythme de leur bassin, les codes de la séduction. Les artistes se nomment Olivier Boréel et Perrine Mornay, Christine Armanger, Alessia Luna Wyss, Joséphine Tilloy.

ZOA reprend, dans deux lieux, l’une de ses créations 2019, Jusqu’à présent, personne n’a ouvert mon crâne pour voir s’il y avait un cerveau dedans, performance à l’intelligence jubilatoire de Stéphanie Aflalo qui joue du dédoublement, du réel et du virtuel, et sème le doute.

De New York vient Daria Faïn, artiste réémergente puisque primée en 1979 au
Concours Chorégraphique International de Bagnolet, et de retour en France. Elle apporte un solo, une performance hantée d’une intense présence.

Trois créations, deux fraîches réalisations et une reprise.

Sabrina Weldman, directrice